Christine, artisane en Provence

Je suis Christine, artisane en Provence. L'envie de créer avec mes mains m'a toujours apporté du calme, de l'apaisement et de la satisfaction. Je ne l'explique pas. Mais c'est ainsi que je le ressens.
J'ai découvert le macramé il y a plus de dix ans. Je me suis rapidement attachée (!) à cet art de façonner des fils entre eux. Le doux contact du coton, les différentes sortes de nœuds et toutes les possibilités de les associer pour constituer des motifs originaux m'ont totalement séduite. Nouer des centaines de nœuds, patiemment, est devenu pour moi comme de la méditation. Cela non plus je ne l'explique pas. Mais je le vis, chaque fois que je crée une nouvelle tenture ou un attrape-rêves.
Je laisse ainsi un petit peu de moi-même dans mes créations : les heures passées à nouer, le soin apporté à chaque détail, et tout le bonheur que je ressens à créer un bel objet. Mais le beau ne me suffit pas. La pièce doit avoir quelque chose en plus — de poétique, d'intemporel, de doux. C'est ce que j'essaie de transmettre, en souhaitant que vous le ressentiez autant que moi.
Mon atelier, mes matières, mon travail
C'est à Cuges-les-Pins, entre les collines de Provence et la mer, que j'ai installé mon atelier. C'est là que tout se passe — le choix des matières, la conception des pièces, les heures de nouage.
Je sélectionne mes matériaux moi-même. Le coton — certifié Oeko-Tex — vient en grandes bobines que je dévide selon les besoins de chaque pièce. Les bois, je les ramasse dans les collines ou en bord de mer : chacun a sa forme, son poids, sa couleur. Les perles sont en bois naturel. Rien de synthétique.
Au fil des années, j'ai développé un répertoire de plus de vingt types de nœuds — du nœud plat au nœud de baie, en passant par le cabestan, la tête d'alouette ou le nœud spirale. Certaines pièces demandent jusqu'à vingt heures de travail. Je réalise aussi mes pyrogravures sur bois moi-même, avec un pyrograveur professionnel.
Aucune pièce ne ressemble exactement à une autre. Parce que chaque bois est différent. Parce que la tension du fil change. Parce que mes mains ne reproduisent jamais exactement le même geste. C'est inhérent à la façon dont je travaille — et c'est, je crois, ce qui fait la valeur d'un objet fait main.
Mes créations sont inspirées par l'esthétique de cultures du monde, notamment autochtones, que je respecte profondément. Les noms que je donne à mes pièces sont imaginés librement, avec une intention poétique, sans prétention d'exactitude historique ou anthropologique.
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