
L'osier comme support de macramé : anneau, plateau, anse
Disons-le tout de suite, parce que c'est ce qui compte : je ne suis pas vannière. Je ne tresse pas l'osier, je ne le trempe pas, je ne le cintre pas. J'achète des anneaux, des plateaux et des anses déjà faits, et je noue mon macramé dessus.
Si vous cherchez à apprendre la vannerie, cet article ne vous servira pas. Si vous vous demandez ce qu'un support en osier change à une pièce en macramé, et comment en choisir un, c'est de ça que je parle.
Ce qu'est l'osier, en une phrase utile
Ce sont de jeunes rameaux de saule, coupés avant qu'ils ne durcissent, puis séchés. Jeunes, donc souples : on peut les courber sans qu'ils cassent. Séchés, donc stables : une fois la forme prise, elle tient.
C'est exactement ce qu'il faut à un support. Un anneau en osier garde son rond quand je tends des nœuds dessus, et il ne se déforme pas avec la tension.
Trois usages, trois contraintes différentes
L'anneau, pour une couronne
Ma mini couronne fleurie est montée sur un anneau de quinze centimètres. À cette taille, l'épaisseur du jonc compte énormément : trop fin, il se vrille sous la tension des nœuds et la couronne devient ovale ; trop épais, le macramé ne couvre plus rien et on ne voit que le support.
Ce que je regarde en achetant : que le jonc soit d'épaisseur constante sur tout le tour. Un anneau qui s'amincit d'un côté se déforme toujours de ce côté-là.
Le plateau, pour un fond
Pour le panier mural fleuri, j'ai tissé le macramé sur un plateau rond en osier fin. Là, le support ne sert pas de cadre mais de fond : la forme circulaire guide les nœuds, et le motif géométrique épouse le tressage qui est dessous.
Le piège est l'écart entre les brins. S'il est trop large, le fil de coton passe à travers et le dos de la pièce est sale. S'il est trop serré, on ne peut plus faire passer l'aiguille et il faut percer, ce qui fend l'osier.
L'anse, pour un sac
Sur mon sac en macramé, les anses sont en osier naturel. C'est le seul des trois usages où le support porte une charge réelle, et c'est donc le seul où il peut casser.
Une anse en osier se choisit pour sa section, pas pour son aspect : une anse plate répartit le poids sur l'épaule et sur les nœuds qui la tiennent, une anse ronde concentre tout sur un point. J'ai mis sept heures à nouer ce sac. Je n'allais pas le suspendre à une anse décorative.
Pourquoi l'osier et pas le métal ou le bois tourné
Trois raisons, et une seule est esthétique.
Il est léger. Une couronne murale en métal du même diamètre pèse trois fois plus, et le crochet dans le mur n'est pas le même.
Il accroche le fil. Sa surface est irrégulière, donc un nœud serré dessus ne glisse pas. Sur un anneau de métal lisse, le premier rang tourne tant qu'il n'est pas bloqué, et il faut ruser.
Et il vieillit du bon côté. Il fonce doucement, comme le coton écru à côté. Les deux matières prennent la lumière ensemble, ce qu'un support peint ne fait jamais.
Ce dont il faut se méfier
L'osier déteste l'humidité prolongée : il gonfle, puis il fend en séchant. Une pièce qui en contient n'a rien à faire dans une salle de bains, ni contre un mur qui transpire.
Et il se décolore au soleil direct, plus vite que le coton. Sur un mur très exposé, le support pâlira avant la pièce, et l'écart finira par se voir.
Les pièces de l'atelier qui en contiennent sont dans la décoration murale et à la boutique. Il n'y en a jamais deux pareilles, ne serait-ce que parce que deux anneaux d'osier ne sont jamais exactement du même brun.
Christine, artisane en Provence depuis plus de dix ans. En savoir plus →
Ces créations sont faites dans mon atelier, à la main, chacune différente.
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