
Le bois naturel : de la branche ramassée à la création murale artisanale
Le bois, compagnon discret de mes créations
Dans mon atelier, le bois n'est pas la star. Cette place revient au fil de coton, aux nœuds du macramé, au mouvement des franges. Le bois, lui, est là en retrait, mais sans lui, beaucoup de mes créations n'auraient ni corps ni présence. Il est le support, l'armature discrète, la matière brute qui ancre l'ensemble.
Je l'utilise sous deux formes très différentes : la branche naturelle ramassée lors de mes promenades, et la tranche de bois brut. Deux usages distincts, deux histoires à raconter.
La branche naturelle : le support qui donne vie à la tenture
Une tenture murale macramé a besoin d'un point de suspension. On peut utiliser une baguette droite et lisse, et c'est parfois ce qu'il faut, pour les créations très épurées ou géométriques. Mais le plus souvent, c'est une branche naturelle que je choisis.
Pas de forêt spéciale, pas de cueillette organisée. Juste une promenade, un regard qui s'arrête sur une branche tombée, une forme qui parle. La branche idéale a une légère courbure, une surface un peu irrégulière, peut-être encore quelques traces d'écorce. Ce sont ces imperfections qui font tout : elles rappellent que la création accrochée en dessous est elle aussi imparfaite, façonnée par des mains et non par une machine.
La branche naturelle ne cherche pas à se faire oublier. Elle complète la tenture, prolonge son caractère organique, crée une continuité entre la matière végétale du bois et les fibres de coton naturel. Sur un mur blanc, l'ensemble (branche et macramé) forme une composition qui semble venue de l'extérieur, comme un fragment de forêt domestiqué.
Christine, artisane en Provence depuis plus de dix ans. En savoir plus →
Mes macramés muraux sont créés pièce par pièce dans mon atelier en Provence : coton naturel, bois flotté, et plusieurs heures de nœuds pour chacun.
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